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BienPreter avis.

À surveiller Trets, France Trésorerie PME sur factures et commandes
Score CrowdIndex
5.4 / 10
★★½☆☆
Prudence élevée requise
Rendement moyen
12,42 % TRI net
Investiss. min.
20 €
Auto-invest
-
Régulateur
AMF · FR
Depuis
2017
Fondée2017
SiègeTrets, France
RégulateurAMF · FR
AUM418,8 M€ financés
Investisseurs63 453 inscrits
Rendement moy.12,42 % TRI net
Min20 €
Bonus-
Langues1
Marché second.Oui
AutoInvest-
Taux de défaut0,00 % annoncé

Avis BienPreter - rendements élevés, une licence européenne et un taux de défaut nul qui ne colle pas

Plateforme française, en activité depuis 2017, qui finance la trésorerie de petites entreprises françaises contre leurs factures et leurs bons de commande. Elle appelle ce modèle le crowdfactoring. Elle détient une véritable licence de financement participatif délivrée par l’AMF, verse certains des taux les plus élevés du financement participatif européen sous forme de prêts, et annonce un taux de défaut de 0,00 % sur huit ans. C’est ce dernier chiffre qui complique l’histoire.

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Faits rapides : Fondée en 2017 (premiers prêts en 2018) · Trets, France · Opérateur ULENDS SAS · Régulateur : AMF, licence FP-2023-38 (24 novembre 2023) · 418,8 M€ financés depuis 2018 · 63 453 prêteurs inscrits · Minimum 20 € · Marché secondaire : BP Flex · Taux de défaut annoncé 0,00 %


En un coup d’œil

ChampValeur
FondéeULENDS SAS immatriculée le 15 novembre 2017 ; premiers prêts financés en 2018
Siège17B avenue Jean Jaures, 13530 Trets, France
OpérateurULENDS SAS, RCS Aix-en-Provence 832 998 108, capital variable 500 000 €
RégulateurAutorite des marches financiers (AMF), France
LicenceFP-2023-38, délivrée le 24 novembre 2023, service : faciliter l’octroi de prêts
PasseportOui, 25 autres États de l’UE/EEE
Total financé (depuis 2018)418 773 509 € sur 4 911 projets (1er septembre 2026)
Capital remboursé205 725 233 € (49,21 % selon la plateforme)
Intérêts versés aux prêteurs44 299 169 €
Prêteurs inscrits63 453
Taux brut moyen pondéré13,52 % depuis 2018 ; 14,67 % pour 2026
Taux de rendement interne net12,42 % depuis 2018 (chiffre de la plateforme)
Types de prêtsFinancement de factures, de bons de commande et d’achat-revente pour les PME françaises ; secteurs affichés : Immobilier, Artisanat & BTP, Produits & Services
Durée moyenne17 mois contractuels, 13 mois effectifs
Investissement minimum20 € par projet
Marché secondaireOui, BP Flex, 3 % de commission pour le vendeur, gratuit pour l’acheteur
Auto-investissementOui, AutoPILOT
Frais pour l’investisseurAucun pour prêter ; 3 % uniquement lors d’une revente sur BP Flex
Taux de défaut annoncé0,00 % chaque année de 2018 à 2026
Établissement de paiementLemonway (agréé par l’ACPR, CIB16568J)

Qu’est-ce que BienPreter en 60 secondes

Une petite entreprise française a vendu des marchandises ou signé une commande, mais ne sera payée par son propre client que dans quelques mois. Plutôt que d’attendre, elle lève l’argent auprès des prêteurs de BienPreter. Vous placez à partir de 20 €, vous percevez des intérêts chaque mois, et le capital revient soit par échéances, soit en une seule fois à la fin de la durée. La facture est ce qui rend l’opération possible, mais voici le point le plus souvent mal compris : vous n’achetez pas la facture. Vous consentez un prêt à l’entreprise qui l’a émise. Son client règle en général BienPreter directement, via un mécanisme appelé delegation de paiement, ce qui raccourcit la chaîne, et chaque projet peut être assorti de l’un des onze types de garanties. Mais l’emprunteur reste la PME, et si son client ne paie pas, la PME vous doit toujours l’argent.


Points forts

  • Une véritable licence européenne de financement participatif, vérifiable en un clic. ULENDS figure sur la liste blanche de l’AMF avec le numéro de licence FP-2023-38, délivrée le 24 novembre 2023, autorisée à faciliter l’octroi de prêts et passeportée dans 25 autres États de l’UE et de l’EEE. Il s’agit du régime ECSPR (règlement (UE) 2020/1503), le cadre européen conçu spécifiquement pour le financement participatif sous forme de prêts et d’investissements, et c’est un cadre juridique nettement plus solide que l’adhésion à un organisme suisse d’autorégulation dont bénéficie Maclear. Il impose des tests de connaissances des investisseurs, un délai de réflexion de quatre jours pour les investisseurs moins expérimentés, des fiches d’informations clés standardisées, ainsi que les obligations de reporting prévues à l’article 20 dont nous parlons plus bas. Les fonds des clients sont conservés chez Lemonway, un établissement de paiement agréé par le régulateur prudentiel français ACPR : les soldes des prêteurs se trouvent donc en dehors du bilan de la plateforme.

  • Un marché secondaire qui fonctionne réellement, avec vente partielle. BP Flex vous permet de céder tout ou partie d’un prêt avant son échéance. Depuis la refonte de 2026, vous pouvez par exemple mettre en vente 1 000 € sur une position de 5 000 € et conserver le reste, et les acheteurs peuvent prendre n’importe quelle tranche à partir de 20 €. Les intérêts déjà perçus vous restent acquis, auxquels s’ajoute un prorata d’intérêts courus versé le 6 du mois suivant. Le vendeur paie 3 % du montant revendu ; les acheteurs ne paient rien. BienPreter indique franchement que la revente dépend de la présence d’un acheteur et n’est pas garantie. Comparé aux plateformes qui n’offrent aucune sortie, c’est un avantage réel, et il s’accorde bien avec les durées courtes.

  • Durée courte et ticket d’entrée faible. La durée contractuelle moyenne pondérée depuis 2018 est de 17 mois et la durée effective moyenne de 13 mois, parce que les emprunteurs remboursent par anticipation lorsque leur client règle. L’argent tourne bien plus vite que dans le financement participatif immobilier, où 18 à 36 mois est la norme. À 20 € par projet, vous pouvez répartir un petit portefeuille sur de nombreux emprunteurs, ce qui compte davantage ici que sur la plupart des plateformes.


Points de vigilance

  • Le taux de défaut annoncé de 0,00 % ne colle pas avec les registres publics d’insolvabilité. La page statistiques de BienPreter, datée du 1er septembre 2026, affiche zéro sur chaque ligne de risque, pour chaque année depuis 2018 : zéro projet en retard de 0 à 6 mois, zéro projet en retard de plus de 6 mois, zéro projet en procédure collective, zéro perte définitive, et un taux de défaut de 0,00 % au sens de l’article 20 du règlement (UE) 2020/1503. Finance Heros, dont l’auteur Hadrien Miara publie sous son propre nom et a mis l’article à jour le 27 juillet 2026, a identifié un emprunteur qui a levé des fonds via BienPreter et se trouve en procédure d’insolvabilité : Fenetre et Style, une menuiserie de Roanne. Nous avons vérifié cette entreprise de façon indépendante au journal officiel français : le SIREN 877 533 349 est entré en redressement judiciaire le 25 septembre 2024 (BODACC A n°20240193/2463) puis a été converti en liquidation judiciaire le 12 mars 2025 (BODACC A n°20250057/2893). L’entreprise est en liquidation ; c’est une information publique. Ce que nous n’avons pas pu vérifier nous-mêmes, c’est qu’elle ait emprunté sur BienPreter, ce qui est l’affirmation de Finance Heros. Si c’est le cas, la ligne « Procedure collective ou judiciaire » affichant 0 projet ne peut pas être exacte en tant que description du portefeuille de prêts. La lecture de Finance Heros est que la plateforme a remboursé les prêteurs elle-même : du point de vue du prêteur, rien n’a été perdu, et la plateforme ne déclare donc rien. C’est peut-être une lecture défendable de la charte de reporting de Financement Participatif France, mais cela signifie que le chiffre mis en avant décrit la volonté de la plateforme d’absorber les pertes, pas la qualité de crédit des emprunteurs. Ce sont deux choses différentes, et une seule d’entre elles fait l’objet d’un engagement envers vous. Finance Heros cite également d’autres sociétés mentionnées dans des avis d’investisseurs négatifs comme étant en liquidation (Phoenix, Deda, Amers, Home Evolution, Feu Vert Brignoles, Padel Quest) ; nous ne les avons pas vérifiées une par une.

  • Deux tiers de tout ce qui a jamais été prêté est trop récent pour avoir pu faire défaut. Il s’agit de notre propre calcul à partir du tableau publié par BienPreter. Sur les 418,8 M€ financés depuis 2018, 283,2 M€, soit 67,6 %, ont été placés sur les seules années 2025 et 2026, dont 130,2 M€ sur les huit premiers mois de 2026. Les chiffres de la plateforme elle-même montrent que seuls 43,91 % du millésime 2025 et 3,51 % du millésime 2026 ont été remboursés à ce jour. Un historique impeccable sur un portefeuille qui a récemment triplé de taille vous apprend beaucoup moins que le même historique sur un portefeuille mature. À noter également que le « taux de rendement interne net » affiché par BienPreter et son « taux de rendement interne maximum possible » sont imprimés à l’identique, 12,42 %, pour chaque année : l’écart entre ces deux lignes correspond exactement au coût du risque de crédit, et il a été supposé nul du début à la fin.

  • Le bilan de l’opérateur est mince au regard de ce qu’il absorbe. ULENDS a déposé des comptes au 31 décembre 2025 faisant apparaître un chiffre d’affaires de 5,73 M€ (en hausse de 62,4 %), un résultat d’exploitation de 536 693 €, un bénéfice net de 43 700 € et des capitaux propres de 786 000 €, selon les données de dépôt publiques sur Pappers. Finance Heros lit dans ces mêmes comptes un total de dettes de 43 203 689 €, contre 5 499 402 € un an plus tôt, et en conclut que la dette représente plus de 80 fois le résultat d’exploitation. D’après notre propre calcul, ces dettes représentent environ 55 fois les capitaux propres. Nous signalons honnêtement une réserve : sans ouvrir les comptes, nous ne pouvons pas confirmer quelle part de ce chiffre correspond à des sommes dues aux prêteurs en transit plutôt qu’à des emprunts de la société elle-même, et nous l’avons inscrit à notre liste de vérifications. Quoi qu’il en soit, une société disposant de 786 000 € de capitaux propres n’a pas un bilan capable de continuer à soutenir un encours de prêts de 212 M€ si les pertes arrivent en volume. Racheter les créances douteuses est une politique, pas une garantie, et cela dure exactement aussi longtemps que la plateforme peut se le permettre.

  • Un historique documenté de prêts à des sociétés liées à son propre fondateur. Deux médias français identifiés rapportent le même schéma. Investissements Faciles a exposé que Promup, une société de commercialisation immobilière détenue par le fondateur de BienPreter Michael Martin, était un emprunteur dominant sur la plateforme, aux côtés de Kimpli et Kimpli Invest, et que les projets de ces sociétés ont à un moment été présentés comme garantis en capital alors qu’ils ne l’étaient pas. Finance Heros reprend le point sur Promup dans son avis de juillet 2026. Une source secondaire de 2026 indique que Martin a depuis vendu ses parts et que Promup et Kimpli Invest opèrent désormais de façon indépendante ; nous n’avons pas pu le confirmer dans les registres, nous le traitons donc comme non vérifié. BienPreter publie aujourd’hui une politique de conflits d’intérêts qui interdit aux salariés et aux dirigeants d’investir dans les offres listées et exclut de son comité de sélection toute personne liée à un projet. Cette politique est appropriée. L’historique explique pourquoi il faut la lire.

  • L’identité de l’emprunteur est masquée tant que vous n’êtes pas inscrit. Les pages de projet affichent le secteur et le pourcentage de collecte, mais l’emprunteur et le montant sont masqués par le mot Masque si vous n’êtes pas connecté. Pour un modèle où toute la question de crédit se résume à « qui doit cet argent et peut-il payer », c’est une vraie limite à l’analyse préalable avant de vous engager.


Comment ça marche

  1. Inscrivez-vous et passez le test investisseur. Créez un compte avec une adresse e-mail et un numéro de téléphone, puis remplissez le questionnaire de connaissances et d’expérience qu’exige le régime ECSPR. Les investisseurs moins expérimentés bénéficient en outre d’un délai de réflexion de quatre jours sur leurs premiers engagements.
  2. Vérifiez votre identité et alimentez le compte. Procédure KYC française standard, puis alimentation par carte ou virement bancaire. Les fonds sont détenus chez Lemonway, pas par BienPreter.
  3. Choisissez des projets, ou laissez faire AutoPILOT. Les collectes ouvrent à heures programmées, généralement plusieurs fois par jour, et les plus populaires se remplissent en quelques minutes. Minimum 20 € par projet. Chaque annonce porte une notation interne et un taux, généralement compris entre 8 % et 15 %.
  4. Percevez des intérêts chaque mois. Les prêts sont soit amortissables, soit remboursés in fine, auquel cas tout le capital revient à la fin. Le remboursement anticipé est fréquent, car le client sous-jacent règle souvent avant la date contractuelle.
  5. Sortez plus tôt si nécessaire, via BP Flex. Mettez en vente tout ou partie d’une position. L’acheteur dispose de quatre jours pour se rétracter, après quoi la vente est définitive, votre capital est crédité et les intérêts courus suivent le 6 du mois suivant. Vous payez 3 % du montant vendu. Rien ne garantit qu’un acheteur se présente.

À qui s’adresse BienPreter

BienPreter convient à un investisseur expérimenté en financement participatif, qui comprend déjà qu’un taux affiché élevé est le prix d’un risque, qui souhaite une exposition courte aux PME françaises comme petit satellite dans un portefeuille réparti sur plusieurs plateformes, et qui est prêt à dimensionner sa position en partant du principe que le taux de défaut annoncé est optimiste plutôt que complet. Le minimum de 20 €, les durées courtes et le marché secondaire opérationnel rendent réellement facile un test avec une petite somme.

Cette plateforme ne convient pas si vous débutez dans le financement participatif sous forme de prêts, si vous liriez « 0,00 % de défaut » comme une affirmation sur la qualité de crédit, ou si vous avez besoin de savoir qui est votre emprunteur avant de vous engager. Elle convient également mal si vous voulez que la solvabilité de la plateforme elle-même ne soit pas un sujet : ici, la volonté et la capacité de l’opérateur à racheter les créances douteuses jouent un rôle visible dans les chiffres publiés, ce qui fait des finances de la plateforme une partie de votre risque plutôt qu’un détail de fond. Rien ici n’est garanti, et prêter contre une créance n’est pas la même chose qu’être payé.


Comparé aux alternatives

BienPreter vs October. October est la comparaison française naturelle : même pays, même type d’emprunteur, petites et moyennes entreprises. La différence décisive tient à la franchise sur les pertes. October publie la performance de crédit y compris les projets qui ont mal tourné, ce qui est inconfortable à lire et précisément ce qui rend ces données utilisables. BienPreter publie un tableau immaculé qu’un dépôt public d’insolvabilité semble contredire. Les taux d’October sont plus bas, ce qui est la relation ordinaire et attendue entre le prix et le risque. Si vous voulez du crédit aux PME françaises tout en pouvant modéliser votre perte potentielle, October vous en donne les moyens et BienPreter non.

BienPreter vs Maclear. Maclear, n°3 sur 44 dans notre classement et la plateforme au rendement le plus élevé que nous couvrons, relève d’un dispositif suisse d’autorégulation qui porte sur la conformité anti-blanchiment plutôt que sur la protection des investisseurs. Sur la seule question réglementaire, la licence AMF de BienPreter au titre de l’ECSPR est donc l’instrument le plus solide, et cela mérite d’être dit clairement. Là où la comparaison s’inverse, c’est sur la transparence et la structure. Maclear prête dans plusieurs pays contre des garanties nommées ; BienPreter se concentre sur un seul pays, masque l’identité des emprunteurs avant inscription et porte l’historique de parties liées décrit plus haut. Les taux affichés sont globalement comparables, dans le bas et le milieu de la fourchette des 10-15 %. Choisissez BienPreter pour la licence et les durées courtes, Maclear pour la répartition transfrontalière ; aucune des deux n’offre de système d’indemnisation des investisseurs.

BienPreter vs Mintos. Mintos est régulée en Lettonie comme entreprise d’investissement au titre de MiFID II, ce qui apporte une indemnisation des investisseurs pouvant atteindre 20 000 € dans des cas tels que l’insolvabilité de la plateforme ou le détournement d’actifs clients. Cette protection n’existe pas sous l’ECSPR, et c’est le plus grand écart structurel entre les deux. Mintos est aussi bien plus grande, bien plus ancienne, dispose d’un marché secondaire profond et publie des statistiques réalistes de défaut et de recouvrement sur des dizaines d’originateurs indépendants. Les rendements Mintos se situent généralement entre 8 % et 11 %, bien en dessous du chiffre affiché par BienPreter. Mintos l’emporte sur la protection, l’échelle, la diversification et la qualité des données. BienPreter l’emporte sur le taux et sur la durée. Compte tenu de la question de reporting évoquée ici, un portefeuille raisonnable traite Mintos comme une position de cœur et BienPreter, le cas échéant, comme un petit satellite.

Bilan sur les concurrents. BienPreter est un cas inhabituel dans cet ensemble de comparaison : mieux régulée que certaines plateformes que nous classons bien au-dessus d’elle, et moins transparente que des plateformes que nous classons à son niveau. La licence n’est pas le problème. Ce que la licence n’a pas encore produit, c’est un ensemble de chiffres publiés qu’un observateur extérieur puisse rapprocher des registres publics.


Questions fréquemment posées

Est-ce que j’achète la facture ? Non. Malgré l’étiquette crowdfactoring, ni vous ni BienPreter ne devenez propriétaire de la créance ; cela avait déjà été relevé en 2019 par le site français de crowdlending Argent et Salaire et c’est cohérent avec la documentation de BienPreter elle-même, qui décrit des prêts amortissables ou in fine consentis à l’entreprise emprunteuse. La facture est la source de remboursement attendue et la raison pour laquelle la durée est courte, pas un actif que vous détenez.

Que se passe-t-il si le client de l’emprunteur ne paie pas ? La dette ne disparaît pas. Votre contrepartie est la PME qui a emprunté, et elle doit toujours le prêt. Le recouvrement dépend alors de la solvabilité de cette société et de la garantie prise pour ce projet précis, parmi une liste de onze qui comprend nantissements, hypothèques, cautions personnelles et solidaires, delegation de paiement, garanties à première demande et fiducie-surete. Les types de garanties diffèrent d’un projet à l’autre et aucun ne rend le remboursement certain. Historiquement, selon Finance Heros, BienPreter a dans certains cas remboursé les prêteurs sur ses propres ressources, ce qui n’est pas un droit contractuel.

BienPreter est-elle régulée ? Oui. La société opératrice ULENDS SAS détient la licence AMF FP-2023-38 en tant que prestataire de services de financement participatif au titre du règlement (UE) 2020/1503, délivrée le 24 novembre 2023 et passeportée dans 25 autres États de l’UE et de l’EEE. Vous pouvez vérifier la fiche vous-même sur la liste blanche de l’AMF. La licence couvre les règles de conduite, d’information et d’organisation. Elle n’assure pas votre capital, et il n’existe aucun système d’indemnisation des investisseurs pour cette activité.

Le taux de défaut de 0,00 % est-il réel ? C’est ce que publie la plateforme, et ce n’est pas quelque chose que nous puissions confirmer ou écarter de l’extérieur. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’au moins une société signalée par Finance Heros comme emprunteur de BienPreter, Fenetre et Style, est en liquidation judiciaire depuis le 12 mars 2025 d’après le journal officiel français, alors que le tableau de BienPreter affiche zéro projet en procédure collective pour chaque année enregistrée. Lisez ce chiffre comme « les prêteurs n’ont jusqu’ici pas perdu d’argent », et non comme « les emprunteurs n’ont pas fait défaut ».

Combien cela me coûte-t-il d’investir ? Rien pour prêter, rien pour conserver. Le seul frais pour l’investisseur est de 3 % du montant que vous revendez sur le marché secondaire BP Flex ; acheter sur BP Flex est gratuit. Les emprunteurs paient 29 € de frais d’étude, une commission de plateforme de 3 % à 11 % du montant levé selon la qualité de crédit, et 1,02 % de frais de transaction Lemonway.


Conclusion

BienPreter réunit la licence, la fonctionnalité de liquidité et le rendement que la plupart de ses pairs français ne parviennent pas à offrir en même temps, et des dizaines de milliers de prêteurs ont été payés dans les temps. La difficulté est que son argument le plus cité, un taux de défaut ininterrompu de 0,00 %, semble décrire la part de la douleur que l’opérateur a absorbée plutôt que la performance du portefeuille de prêts, sur un portefeuille dont les deux tiers ont été prêtés au cours des vingt derniers mois et dont l’opérateur dispose de moins de 800 000 € de capitaux propres. C’est une combinaison qui se comporte à merveille jusqu’au moment où elle cesse de le faire. Si vous investissez ici, traitez cela comme une petite position satellite activement surveillée, et valorisez-la comme si le vrai taux de défaut n’était pas nul.

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Divulgation d’affiliation. CrowdIndex perçoit une commission lorsque les lecteurs s’inscrivent à des plateformes via les liens de cette page. Cela n’affecte pas notre évaluation éditoriale. Le classement de BienPreter sur CrowdIndex repose sur les critères éditoriaux documentés sur notre page Méthodologie. Nous avons révisé cet article pour la dernière fois le 1er septembre 2026.


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